L’écologie est devenue un enjeu de société important, dépassant les simples contours de la politique auxquels elle se cantonnait jusqu’alors.
Il faut dire que l’avenir de la planète semble se jouer dans les prochaines décennies : nos GES (gaz à effet de serre) et notre empreinte carbone perturbent de plus en plus le climat au point de menacer la survie de l’Humanité.
Il semble que les enjeux capitalistes et politiques soient aujourd’hui trop importants pour que le changement tant attendu vienne des autorités : les populations se mobilisent aussi pour accélérer le mouvement.
Par conséquent, les citoyens recherchent des solutions pour changer leur façon de consommer et d’impacter l’environnement.
Focus aujourd’hui sur le désherbage, une pratique qui semble complètement « anti-écologique ».
Le désherbage, qu’est-ce que c’est?
L’énergie thermique pour tuer les mauvaises herbes?
Les remèdes de grand-mère ont la vie dure
En conclusion : aux mauvaises herbes, gare aux fausses bonnes idées…
Le désherbage, qu’est-ce que c’est?
Désherber, c’est bien sûr éliminer les mauvaises herbes (aussi appelées mauvaises herbes) qui peuvent pousser dans votre jardin, dans vos plates-bandes ou dans les interstices de votre terrasse.
A l’origine, le désherbage n’était pas à proprement parler « l’enlèvement » mais « l’arrachage » : on déterrait simplement les mauvaises herbes à la main en prenant soin d’enlever les racines.
Le désherbage s’est peu à peu industrialisé grâce à des techniques et des produits puissants, à savoir des outils mécanisés (et coûteux en énergie, comme le motoculteur) ou des fongicides, pesticides et autres insecticides chimiques.
Quoi qu’il en soit, le désherbage manuel disparaît peu à peu au profit de techniques plus… confortables. Mais pas forcément plus efficace.
Le désherbage manuel est sans aucun doute la technique la plus efficace
Oui, mais voilà : accroupi ou à genoux au sol pendant plusieurs heures pour arracher méthodiquement les mauvaises herbes…
Cela nous paraît complètement aberrant aujourd’hui.
Les apports technologiques, on l’a vu, sont nocifs pour l’environnement. Alors, comment concilier le côté sain du désherbage manuel avec des techniques modernes, et surtout moins contraignantes?
Certains outils méritent d’être mentionnés, notamment les désherbeurs mécaniques (plusieurs marques scandinaves proposent des outils plus ou moins solides), les houes ou encore les couteaux de désherbage.
Les bras articulés restent les outils les plus intéressants, car ils permettent de rester en position verticale, tandis que les autres demandent un effort physique et potentiellement des maux de dos dus à des mouvements répétés.
Dans tous les cas, ces techniques manuelles ont une limite : elles sont particulièrement laborieuses et ne conviennent pas aux grandes surfaces.
L’énergie thermique pour tuer les mauvaises herbes?
Face à ce constat, de nouvelles techniques ont été développées pour désherber avec précision et sur de plus grandes surfaces.
L’utilisation des chocs thermiques a été plébiscitée : en appliquant un choc thermique aux mauvaises herbes, on pourrait « tuer » le cœur de la plante.
La mauvaise herbe mourrait alors d’elle-même, en quelques jours ou quelques semaines.
Cette hypothèse a conduit à la conception de différents outils adaptés aussi bien aux particuliers qu’aux professionnels : les désherbeurs thermiques.
Ces machines ont la forme d’un long tube avec une poignée, un peu semblable à celle d’un aspirateur.
Au bout de ce tube, au niveau du sol, se trouve un bec qui va « projeter » de la chaleur sur la plante à tuer.
Les désherbeurs thermiques électriques ou à gaz fonctionnent de la même manière : ils utilisent l’énergie pour générer une forte chaleur pour tuer les mauvaises herbes.
L’avantage de vos appareils est triple :
1. Le désherbage thermique est précis. Nous « ciblons » efficacement la plante à tuer et pouvons complètement éviter de nuire aux autres organismes vivants à proximité. 2. Peu de soutien et peu d’effort physique. Tout se fait debout ; la machine est relativement légère et facile à transporter. 3. Peu de pollution. Les débroussailleuses thermiques électriques sont les moins polluantes. Son impact GES est minime.
Les remèdes de grand-mère ont la vie dure
Le désherbage thermique, après des années de recherche, est désormais efficace.
Pourtant, c’est relativement confidentiel aujourd’hui, sauf pour les collectivités qui adoptent de plus en plus ce type de machine pour désherber de grandes surfaces (routes, chemins, trottoirs, etc.).
Enfin, il faut noter que lorsque le mot « désherber » est prononcé dans une conversation, chacun a sa « recette » ou méthode pour désherber correctement…
Oh, avez-vous déjà entendu parler de cela?
Ces recettes de grand-mère qui allient bon sens populaire et produits naturels…
Ces mélanges à base de sel, de vinaigre blanc ou de purin d’ortie?
Oui, mais voilà : ces mélanges, aussi artisanaux que bon marché, sont une véritable catastrophe pour l’environnement.
Sous couvert d’utilisation de produits « naturels » comme le vinaigre ou le sel, les gens ont pris l’habitude de désherber un peu au hasard.
Cependant, et pour rappel :
– Le sel stérilise la terre. L’ajout de sel au sol tue tous les micro-organismes, il n’y a pas de retour en arrière. Certaines villes ont également cessé d’utiliser du sel pour le déneigement, car il avait un impact environnemental si important. – Le vinaigre blanc n’est pas un produit naturel. C’est un produit ménager industriel qui sert à presque tout : détartrant, nettoyant, dégraissant, mais aussi comme antibactérien… Car il tue tout sur son passage! Attention, ce n’est pas sans risques pour votre santé.
En conclusion : aux mauvaises herbes, gare aux fausses bonnes idées…
Un slogan donc : éviter les mélanges et les bonnes idées lues dans un magazine.
Questionnez ce « bon sens populaire » sévère : Si tel ou tel « produit naturel » est si efficace pour contrôler les mauvaises herbes, c’est probablement parce qu’il tue beaucoup de choses en plus des mauvaises herbes…
Misez sur une utilisation modérée de bicarbonate de soude ou une dilution de vinaigre blanc et d’eau, et faites attention aux produits utilisés purs.
Essayez le désherbage thermique pour les zones ciblées. Elle couvre de vastes zones : mieux vaut prévenir que guérir, et cette technique est très efficace sur le long terme, sans émission de GES.
Enfin, n’oublions pas que les produits naturels sont très différents des produits bio.
Ce qui est naturel n’est pas forcément bon pour la planète, loin de là. Soyons à l’affût des fausses bonnes idées et des produits miraculeux.